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Coach ou Psychothérapeute ?

A moins qu’il ne soit confronté à une véritable souffrance psychologique, que cela soit pour améliorer sa vie privée ou sa vie professionnelle, il appartient à chaque individu de choisir de remettre ou non en question ce qu’il doit, veut, ou peut être, ce qu’il doit, veut ou peut faire. Cependant lorsqu’il s’agit de trouver la méthode ou le praticien adéquat, certains mots comme « thérapie » (thérapeute) ou bien « psychothérapie » (psychothérapeute), suscitent encore en France, méfiance, inquiétude, scepticisme ou parfois même un rejet complet de la part d’un grand nombre de personnes.

C’est encore plus vrai dans le monde de l’Entreprise où il est normal, valorisant même, de dire que l’on a recours à un « coach» plutôt que dire que l’on « voit un thérapeute » alors que dans bien des cas on demande à ce coach d’avoir une approche thérapeutique (ou psychothérapeutique) et que certains thérapeutes font souvent un travail de coach….

Une explication de cette défiance se trouve dans le dictionnaire Robert qui définit le mot thérapie comme « l’ensemble des actions et pratiques destinées à guérir ou à traiter les maladies ».
A l'opposé, l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) rappelle que « la santé n'est pas l'absence de maladie ou d'infirmité, mais un état de complet bien être physique, mental et social ».

Dans une telle perspective "holistique", nous préférons dire que l'objectif de toute thérapie est « le maintien et le développement de ce bien être, et non la "guérison" de quelque trouble que ce soit ».

Cependant, il est encore illusoire de vouloir faire admettre que la psychothérapie peut être comparée à une méthode de développement personnel ou à une démarche pédagogique sans risquer de se heurter à ceux qui pensent que, quand ’il est question de "thérapie", la maladie" n’est pas loin.

Qui peut prétendre savoir où finit la normalité et où commence la pathologie ? Qui peut dire par exemple que la solitude, la retraite ou plus généralement un changement d’activité ou de statut social tel qu’un divorce, un licenciement, et plus généralement le sentiment d’exclusion, de rejet et de perte d’image de soi qui s’y associe, sont plus faciles à assumer que l’hyperactivité, la quête de la performance, la recherche de l’excellence au quotidien, la conformité aux critères esthétiques qui sont des conditions essentielles du sentiment d’appartenance à l’entreprise ou à la société, et par suite au sentiment d’existence.

La méthode OPERA ne permet pas au coach de répondre dans le style « tout, tout de suite » à l’attente de ceux et celles qui souhaitent une solution immédiate et miraculeuse à leurs problèmes. Bien au contraire, nous pensons qu’il s’agit d’un véritable outil de maïeutique qui facilite l’accouchement de la réponse qui se cache dans l’inconscient de chaque personne confrontée à un choix ou à une urgence de changement de vie.

Pierre NANTAS, Psychothérapeute,